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Chapitre 3 —

Sucre, ça l'est


19 juin 2023

Nous arrivons à Sucre au terme d'un trajet de bus de quelques heures qui nous a trop secoué à notre goût. La marche de 30 minutes jusqu'à notre hôtel nous fournit un bol d'air bienvenu.

Nous avons perdu en altitude au passage. Le temps est ensoleillé et ç'en est fini des nuits glacées.

Que faut-il savoir de Sucre ? Eh bien tout d'abord que cela se prononce soucré, et est un hommage au général Sucre qui combattit aux côtés de Bolivar pour la libération de plusieurs pays d'Amérique du Sud, dont bien sûr, la Bolivie.
Ensuite, c'est la capitale constitutionnelle du pays et les Sucrense ne manqueront pas de vous le rappeler. C'est dans la bien nommée casa de la libertad qu'a été signée la déclaration d'indépendance de la Bolivie. Cela en fait une ville dont le centre et son architecture coloniale ont été remarquablement bien conservés et assucrément la plus jolie de Bolivie.

C'est une ville historique et culturelle. Il y a plein de choses à visiter : des musées, des marchés, des édifices religieux.

Nous sommes allés faire un petit tour dans le couvent des jésuites de 1600, dans le quartier de Recoleta. Au passage, nous pouvons profiter d'un très beau point de vue sur la ville.

Nous avons suivi la visite guidée dans différentes pièces du couvent, qui est encore habité. Les patios ainsi qu'un majestueux et mystique cèdre de 1400 ans nous ouvrent leurs portes. Accolée au couvent, l'église aussi et son chœur nous sont accessibles.

Notre conclusion : ils sont moins trash que les carmélites de Potosí, pas l'ombre d'un instrument de torture.

La visite du musée voisin des arts textiles, nous permet de nous plonger dans l'artisanat Jalq'a. Les villages Jalq'a sont situés aux alentours de Sucre et cet art textile est leur force. Il s'agit de pièces tissées dont les plus grandes peuvent prendre jusqu'à trois mois de confection ! La plupart d'entre elles sont bicolores mais il existe bien sûr une infinie variété de subtilités.

La boutique de souvenirs est plutôt le point de vente de la coopérative des artisans. Nous y faisons l'acquisition d'une ceinture et nous irons jusqu'au marché des artisans (tailleurs et cordonniers) pour la transformer en une nouvelle sangle pour l'appareil photo. Nous sommes en possession d'un souvenir unique.

Le musée du Trésor est consacré aux richesses minérales de la Bolivie. On nous en remet une couche sur l'exploitation minière de Potosí. Nous découvrons les bijoux pré-colombiens et post-colombiens, ainsi que des détails sur les pierres précieuses.
Par exemple, dans la région de l'Oriente, il a été découvert une pierre qui est formée de deux types de cristaux différents. Cela donne une pierre bicolore, violette et orange : la Bolivianita.

Nous avons passé aussi du temps à la casa de la libertad, à tout apprendre sur l'indépendance de la Bolivie.

Bolivar, libérateur de la Bolivie et pas très tableaugénique

Entre plusieurs visites culturelles, nous déambulons dans les rues, admirons la blancheur des murs et la richesse de l'architecture. Bien sûr, nous testons quelques restaurants dans cette ville réputée pour sa gastronomie.
Le marché central recevra aussi plusieurs de nos visites au cours de notre séjour. À son étage, le comedor, sorte de cantine populaire où l'on sert des soupes de cacahuète à moins d'1€. Chaque allée ou recoin a son thème : les pâtes en vrac, la viande, les pommes de terre, les jus de fruits mixés sous votre nez, les gâteaux d'anniversaire, etc. C'est un vrai plaisir de s'y perdre.

Notre dernière soirée à Sucre, nous allons sur le bar rooftop d'un hôtel chic du coin pour avoir une belle vue du coucher de soleil sur les toits de la ville. Il est temps de la remercier pour son accueil avant de s'envoler vers d'autres horizons.

Douceur de vivre à Sucre